des petits bonheurs, des reportages avec Renardo, un code des blogs, des textes décalés et de fines biographies, c'est ce que j'ai choisi de donner en lecture.
Mon quartier, quand j'étais petite, on le disait populaire. Aujourd'hui, il est devenu sensible. Je me souviens, la vie y était très simple. Populaire, mais pas homogène ce quartier. Il y avait en fait deux grandes catégories de gens. Il y avait ceux qui possédaient un interphone, c'est-à-dire des résidences privatives où le tout-venant n'était pas le bienvenu. Généralement, c'était là où l'on trouvait ceux qui partaient au ski. Et les autres. Les autres vivaient dans des lieux ouverts où personne n'avait idée de se promener sans raison précise. Ils ne partaient pas au ski, c'était pas la "culture" ou bien parce que c'était trop cher. La culture "ski", c'est spécial, et tout le monde ne l'a pas. Il paraît qu'avec le réchauffement climatique, les générations futures ne connaîtront plus les joies de la neige. Je me demande ce que vont devenir les bulletins météo d'hiver, sans ces préoccupations d'enneigement ou de routes surchargées...Enfin, pour les gens d'ici, ça ne va pas changer grand chose..il n'y a toujours pas de culture ski malgré les sorties "luge" organisées par la MJC...
Ben moi dans ma cité (je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans etc...) il y avait ceux qui connaissaient la signification du mot ski et les autres qui se demandaient si cela se fumait ou qui te toisant te disaient "qui est-ce qui" (et oui, ils savaient causer avec leur CAP à l'époque). Et puis c'est vrai que les seuls bâtons qui tu voyais étaient ceux qu'on tentait de te planter entre les côtes les soirs de franche camaderie entre bandes rivales.<br />
Plus tard les descentes n'étaient plus habillées de bleu avec un képi mais couvertes de neige, et franchement c'est nettement plus agréable.<br />
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C'est vrai que pdt mes années collège, les distinctions sociales s'alignaient bien sur ski/pas ski... y'avait les skis (avec chevignon, benetton ,chemise chipie à fleur et têtes bronzées après les vacances de février) et les non-skis (kiabi et joues rouges toute l'année)Encore une fois, bien vu !
Une fois, j'ai fait du ski : là , il y avait ceux qui faisaient la "godille" et les autres qui tournaient comme ils pouvaient, au gré des vents !
L
Lauryle
05/04/2007 20:43
c'est marrant, c'est un peu pareil partout en france - sauf en savoie ou la distinction se fait entre ceux qui partent au ski, ceux qui partent au ski et ont une maison, ceux qui partent aux ski, ont une maison, et une barque et ceux qui partent au ski, ont une maison, ont une barque et un port privé.belle différence, n'est ce pas ? j'exagère cependant un peu (les ports privés sont pour les résidences secondaires occupée 1 fois tous les 3 ans)y'a aussi ceux qui ne partent pas au ski, mais là, on s'en prend plein la g**** (je dis ''on'' parce que j'aime pas beaucoup cette discipline qi glisse et gèle)la neige ne va pas disparaitre. elle va juste "changer" de lieu et de saison. il va juste falloir s'habituer au "encore 30 millimètres tombé aujourd'hui malgré les 30°C ambiant" en plein hiver.pour les sorties "luges"... ben , c'est carrément moins cher... mais quoiqu'il se passe, il faut avoir le temps et (un peu) d'argent
Pour une descendante de paysans ariégeois, c'est familialement inconcevable de voir la neige comme un loisir, de manière atavique, c'est le gel de la terre, la difficulté de trouver de la nourriture...
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popysabelle
05/04/2007 19:35
Salut à tous les deux !Petite, dans mon quartier, c'était comme ça qu'on distinguait les gens.