des petits bonheurs, des reportages avec Renardo, un code des blogs, des textes décalés et de fines biographies, c'est ce que j'ai choisi de donner en lecture.
La journée du premier tour de l'élection présidentielle de 2007 suscite chez moi un certain nombre de remarques.
Lorsqu'un bulletin est dépouillé, il en vaut un autre, quelles que soient les qualités ou défauts de l'électeurs. Pour ma part, à l'issue de l'expérience des élections américaines qui ont dû calculer et recalculer les voix de Floride, une voix est une voix. Ce premier tour a cependant transformé les électeurs en "politologues" en herbe. Certains votaient pour l'un, pour éliminer un autre au second tour. C'est vraiment particulier, utiliser sa voix dans un contexte de stratégies globales.
Par ailleurs, pour d'aucuns, l'exceptionnelle participation de la journée de dimanche 22 avril est un bon signe pour la démocratie. Après tout, je me demande si c'est bien le cas. Est-ce que cette ruée n'est pas le signe d'une grande peur généralisée ?
Pour beaucoup, c'était la première fois qu'ils votaient alors qu'ils avaient la possibilité de le faire auparavant. Pour ma part, j'ai toujours voté et j'ai toujours essuyé les remarques cyniques de mes camarades qui me trouvaient "naïve" voire "archaïque". Aussi, hier, je n'avais pas particulièrement d'affect. Question d'habitude.
Mais que dire de ceux qui se sentaient responsables, coupables des dernières élections ? Que dire encore de ces électeurs qui ont pris l'habitude de voter pour "sortir" quelqu'un ? Ne sommes-nous pas dans l'immédiat et l'affect ?
Est-ce bien raisonnable ? Est-ce que la "pulsion" est un bon signe pour la démocratie ?