Hier, deux évènements se sont télescopés dans mon cadre urbain. Le premier, c'était en fin de matinée, une femme a sonné à mon interphone me disant qu'il y aurait une réunion dans l'aprés-midi pour célébrer la mort de Jésus. Il faut dire que j'habite dans un quartier déshérité où de nombreuses personnes se soucient de nos âmes. J'ai décliné l'offre.
Plus tard, en fin d'aprés-midi, je faisais ma promenade dominicale en centre ville, lorsque j'entendis les sirènes de police hurlantes, des motards de partout réglaient la circulation et empêchaient les flots de voitures d'avancer. Un tel déploiement, c'est généralement pour le passage d'un ministre, d'un roi égaré en vallée de garonne ou quelque chose de ce style.
Des cars de policiers affluaient suivis de pas mal de bus.
C'est alors que j'ai compris: c'était la fin du match Toulouse-St etienne (avec une victoire toulousaine, merci Elie Baup !) et les bus, c'étaient ceux des supporters stéphanois, escortés par la police jusqu'aux limites de la ville.
C'est ainsi, on le sait, les stades sont devenus un lieu de défouloir pour des testostérones (désolé messieurs, mais là, il n'y a pas de parité...) en mal d'appartenance.
Au début du XX ème siècle , le sociologue Durkheim s'inquiétait des foules anomiques urbaines, sans lien social, il n'imaginait pas, le pauvre, le pouvoir d'attraction du foot...

Aimez-vous les uns les autres...
Je me demande, Jésus aurait-il été supporter ?