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  • : Le Blog du Renardo
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  • : des petits bonheurs, des reportages avec Renardo, un code des blogs, des textes décalés et de fines biographies, c'est ce que j'ai choisi de donner en lecture.
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Je vous invite à cheminer sur ce blog,

et parcourir différentes rubriques :

Ainsi Renardo en reportage, Question du jour, les petits bonheurs,

le code des blogs et les

textes décalés.

 

Je vous souhaite une bonne lecture.

 




Texte libre


Expression du jour :
Je l'ai rencontrée aujourd'hui. Savez-vous ce que veut dire "l'enfer" d'une bibliothèque ????

C'est le rayon interdit, là où l'on range les auteurs sulfureux (type Sade, Céline...), les revues cochonnes...
L'enfer quoi !
L'Enfer de le bibliothèque Nationale a été créé en 1836. Aujourd'hui, le porno s'industrialise et se normalise au point que la notion d'obsédé sexuel est en passe de disparaître.


Archives

6 juillet 2007 5 06 /07 /juillet /2007 00:36

Apres de nombreuses semaines de vacances de blog, me revoici devant un clavier; clavier anglophone...il faudra donc ignorer les absences d accents et autres, car ici, pas d accent. Un jour, peut etre, le francais ecrit s appauvrira de toutes ces finesses scripturales. C est un peu la grande tendance d ailleurs. Enfin, bref, il reste les majuscules.

Je suis donc aux States depuis pratiquement un mois, et je me suis mariee avec mon fiance depuis le 12 juin, dans le Connecticut de maniere assez impromptue et singuliere. Ici, on peut se marier dans la journee avec un minimum de documents. On ne nous a demande que notre passeport!! La ceremonie ? dans un jardin fleuri avec un *juge* de paix designe sur le champ par l employe municipal. Ce qui veut dire que l on peut choisir l endroit ou l on veut se dire oui : un champ, sur un arbre, dans une voiture...et pas seulement a Las Vegas ...

C est tellement incroyable pour un esprit francais, cartesien, et administratif, procedurier...Quand je pense a tous les meandres administratifs que nous avons evite ainsi !!!

Apres notre escapade dans le Connecticut ( = connection !), on est parti dans un road trip vers la Californie, apres avoir traverse l4ohio, la Pensylvanie, l oklaoma, le Texas, le New mexico, l Arizona...

Combien de fois ai je cru voir John Wayne deboulait a travers les plaines arides du Colorado, et imaginait des hordes de Sioux galopaient sur les cretes du Grand Canyon...J ai ressenti l espoir des conquetes de l ouest et l immense joie de trouver une terre.

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29 avril 2007 7 29 /04 /avril /2007 19:01

Depuis longtemps déjà, les Béru tenaient leur boucherie-charcuterie rue de Rome à Marseille. Marcel Béru était l'archétype du boucher: jovial, gras, animant son commerce de son accent typiquement méridional. Il avait épousé la longue Marcelle, étroite comme une carte postale. Marcel avait l'habitude de dire qu'il avait épousé un couteau. Ce qui faisait beaucoup rire les clients qui venaient un peu pour la viande et beaucoup pour les disputes de Marcel et Marcelle.

Au début de leur mariage, tout allait bien, puis les choses se sont compliquées. Marcel aimait toujours trancher, couper, fendre, hacher, désosser tant les viandes rouges que les viandes blanches. Plus les viandes rouges peut-être.
Par dessus-tout, il aimait faire les saucisses. Il hachait les morceaux bas du cochon, avec un peu de gras. Il mélangeait le tout dans un pressoir et faisait glisser le mélange dans une tripe de boeuf. Il aimait sentir entre ses mains cette saucisse glissante, presque vivante qui s'enroulait ensuite dans une cuvette en alu. Il ne tarissait jamais d'explications sur ses pratiques charcutières, réputées dans toute la Canebière et au-delà, jusqu'au Quai des Belges.
Marcelle, elle, s'était peu à peu lassée de la viande, du sang, des boudins, des cervelats et au final, des paluches de Marcel.

Elle était entrée en résistance. Cela avait commencé le jour où un primeur bio s'était installé prés de la boucherie-charcuterie. Erwan-le "lapin parigot" comme l'appelait Marcel- vivait la biologie comme un sacerdoce. Il portait des chaussures en bois et ne se déplaçait qu'en vélo.
Avec Erwan, Marcelle comprit que manger, ce n'était pas un "plaisir" mais une thérapie. En entrant en végétarisme, elle devint sinistre. Au moment de la crise de la "vache folle", le couple faillit se séparer. Marcelle traitait son mari d'assassin. Marcel traitait sa femme de saucisse sèche.
Parce que Marcel avait besoin de sa Marcelle, il accepta de disposer sur son étalage des pâtés de soja et du tofu frais.

C'est ainsi que Marcel et Marcelle purent continuer à se supporter.
Si vous passez rue de Rome à Marseille, allez donc voir la Boucherie Béru, Marcel vous accueillera avec une histoire de tripaille et Marcelle vous donnera un joli bouquet de persil bio.
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3 avril 2007 2 03 /04 /avril /2007 18:11


Un vent d'automne souffle sur la place, laissant filer, à travers les rues des antiquaires, quelques poches plastiques qui finiront leurs courses dans les branches des arbres ou dans l'estomac de gentils dauphins.
L'horloge de la grand'place sonne. Il est 8 heures trente. Les assurés se pressent devant l'accueil-retraite de la caisse régionale d'assurance maladie.
Journée ordinaire de la protection sociale d'une ville de province.
Je verrai tout à l'heure ce survivant katangais, venu en France pour faire ses études, qui, de sa belle écriture stylisée, annotera tristement son relevé de carrière. Il me dira combien il a raté sa vie, qu'il a travaillé dans des restaurants russes qui ne le déclaraient pas et que c'est pour cette raison qu'il ne votera jamais communiste.
C'est un paramètre inédit pour la science politique et l'expression, pourtant, de ce que la mémoire humaine recelle de tragique ou de merveilleux.
Mémoire qui donne à l'homme sa profondeur et son humanité ou qui l'effiloche comme un vieux tissu.

Ici, dans ce bureau ordinaire, il est question de toutes ces mémoires ressurgies du fond des entrailles, des douleurs, des absences et des vides, à travers le résumé froid et méthodique d'un relevé de carrière.




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3 mars 2007 6 03 /03 /mars /2007 16:11

 

 

Nous avons vu que la première partie de la vie de Veggie Veggeouille était absolument exceptionnelle.

Nous savons aujourd'hui  que la deuxième partie de sa vie le fut tout autant, comme l'attestent les multiples publications relatives à cet être absolument délicieux. Le thème de Veggie Veggeouille est le quatrième sujet mondial le plus publié après celui de Jésus-Christ, Napoléon et Jason Donovan, le célèbre botaniste.

Pourtant, durant cette deuxième partie de vie, Veggie connut quelques faux pas -mais on le sait aujourd'hui, ce sont les faux pas qui mesurent la grandeur des êtres d'exception-. Sa destinée sembla prendre un tour plus sombre, un jour d'hiver. Forcément. Une invitation au Flush lui était parvenue. Pour s'y rendre, elle s'habilla comme une milorde, avec un ensemble confectionné par les plus grands couturiers du monde. On sait le goût sûr et flamboyant de la belle, un mélange de classe "à la française" et d'une originalité, originale. Ces talents, d'après des biographies autorisées, avaient d'ailleurs bouleversées les choix vestimentaires de la Reine Elisabethh II qui, subitement se mit à teindre ses tenues parmes et jaune poussin en un noir profond, suave, dense et de bon goût. Des fresques ornant le palais de Buckingam attestent de ce turning point et l'on voit clairement la Reine en petite robe noire à liseré fleuri dans tous les cocktails partys.

Bref.

Revenons au Flush, petit restaurant néo-gothique sis rue Jean jaurès dans la capitale du monde libre, Toulouse. La direction refusa l'entrée à Veggie car ses pieds étaient bleus, comprimés dans des chaussures smart, sexy mais trop petites.

Les paparazzis s'emparèrent de l'affaire. Il n'y avait plus un jour sans que l'on ne vit une photo de Veggie en posture indélicate. On surprit la pauvrette dans un supermarché entassant dans un caddie des boîtes de maïs OGM au bras d'un jeune adolescent dont elle avait conquis les charmes.

 Le jeune adolescent que l'on retrouva attaché dans la demeure de veggie.

 

 

Sujette à des humeurs pré-menstruelles, largement mises en lumière par Sigmund Freud ( Les cinq étapes de la pizzanalyse,éd. paté, 1200 euros), la vie de Veggie semblait s'écouler misérablement.

De nombreux professionnels du spectacle caritatif ont essayé de venir en aide à Veggie. Une discographie impressionnante en atteste.

Bob Geldof créa une ONG de soutien, avec disques et concerts à l'appui. Jean-Pierre François, l'orphé du XX ème siècle lui dédia sa chanson : Veggie, je te survivrai

Regardez, qu'il est trop gnon !

Mais on le sait, c'est en soi que l'on trouve la rédemption.

C'est dans une pharmacie du Sussex que se déroula le climax de la chute de Veggie. Alors qu'elle venait se fournir en gel intime, la gentillesse de la commerçante signala par ricochet l'approche de la quarantaine, qui, comme son nom l'indique, c'est un peu la quarantaine. Elle lui donna sans malice des échantillons de crèmes antirides et de poudre de bleut pour décongestionner les "poches sous les yeux". Veggie se regarda alors dans le miroir et jura que plus JAMAIS, JAMAIS, elle ne subira de nouveau cet affront. Elle prit une poignée de terre, décoration subtile des pharmacies sussexiennes, et prononça cette phrase définitive autant que mémorable :

<<Demain est un autre jour>>

Elle alerta l'ensemble de ses amis, connaissance, laitiers et même repris contact avec La Tévéri, bandit notoire, pour mettre en place sa contre-attaque.

Cette précurseuse dans tous les domaines -c'est elle qui acheta le premier trolley à courses pour les moins de 30 ans, mit en vente les premiers tampons verts- allait encore frapper un grand coup médiatique.

Elle organisa la première VEGGIE PRIDE, la parade la plus extraordinaire après celle organisée en 1989 par ses soins sous le nom de "Halte à la kikisection".

Des chars aux couleurs flamboyantes représentaient les tableaux de sa vie, il y avait le char des joueurs de triangles, un pot au feu géant, des éphèbes tétanisés d'amour, des musiques et des chants du monde entier , y compris les Modern talking au complet qui hurlait :

                           <<Veggie, you're my heart

                                  you're my soul !>>

Veggie Veggeouille avait encore réussi.

 

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2 mars 2007 5 02 /03 /mars /2007 20:56

  

 

 

Certaines vies se déroulent dans le plus simple anonymat, de la banalité d’une clinique jusqu’à une retraite dans le Limousin. D’autres, au contraire, s’illustrent par leur éclat et le poids qu’elles pèsent sur le monde. La vie de Veggi Vegeouille est parmi celles-là.

 

  

On peut dire aujourd’hui qu’elle commença une nuit de juin, un peu avant le premier choc pétrolier. Justement.

Avant de dérouler ce pénible souvenir, regardons un peu se qui se passa dans cette maternité toulousaine. Il y avait certainement de l’orage, comme le laisse supposer ce relevé météorologique. 

Les tantes et tontons, dont on dit que certains ont la beauté et la grâce des stars de ciné, se pressaient autour de la maman Vegeouille. Voici les premières images satellites du fœtus désormais célèbre.

En ce temps-là, il faut reconnaître que les échographies étaient sommaires. Vous pouvez noter les coulées d'or et le chapelet de billet qui entourent le bébé.

 .

.

Les tantes et tontons sont là, mais pas seulement. Sont venus de très loin ambassadeurs et riches industriels pour accueillir l’enfant à la foufoune dorée. A la suite de manipulations génétiques du Dr Korsakov, éminent chercheur russe mais néanmoins obèse, la science a dû convenir que on était bien en face d’une goldenite vulgo-génitale. C’est à ce moment-là que les parents de Veggi se sont définitivement éloignés de l’idéologie marxiste. On ne sait pas bien pourquoi d’ailleurs.

Cette nuit de juin, probablement orageuse, nous l’avons dit, venait au monde un enfant aux capacités vulgo-génitale hors du commun. Bien avant sa naissance, le mythe s’était emparé de la vie de Veggi Veggeouille.

 

 

 

Nous avons retrouvé quelques coupures de presse illustrant l’attente et l’espoir de cette époque.

           De
                      l’or en barre !  Libésucion juin 1971

 

 

 

 

LE BEBE A TROUVE LA PIERRE PHILOSOPHALE

, annonce le Pharisien libéré

 

 

 Ou bien encore : 郵便局のとなりに何がありますか。

 c’est du japonais et ça veut dire : l’alchimiste va naître.

 

 

 

Tant d’espoirs étaient nés alors même que depuis la conférence de Bretton Woods, le dollar était devenu la monnaie de référence. Dans ce monde à vau-l’eau persistait l’espoir d’un âge d’or grâce à la venue d’un être de lumière.

Ambassadeurs et riches industriels venaient, les uns, pour nationaliser Veggi les autres pour labelliser son corps. Ou plutôt, sa foufoune. Qui déjà devenait le centre du monde.

La famille un temps goûta aux joies de la gloire, rien n’était trop beau, ni trop grand pour Veggeouille. Dotée d’un sens pratique inné, d’un remarquable talent d’organisatrice, à six mois, Veggi possédait un empire de presse, deux disques de Karen Chéryl, un arrosoir à cactus, une pelle mécanique et un kamasutra illustré. A un an, après des études brillantes mais brèves mais brillantes à l’école Didier Daurat, elle obtenait son BEPC au collège V. du Mirail, un quartier rendu célèbre grâce au talent inénarrable de sa plus fidèle copine madame Isabelle Roostagni dont on aura à cœur de célébrer dans une prochaine biographie sa vie, son œuvre. A deux ans, après avoir conquis son baccalauréat, Veggi se lança dans l’étude des marchés internationaux. Pendant l’été 1973, elle rencontra des personnages illustres : Saddate, richard Nixon, M. Ada , T. Comano et l’on murmure Carlos, le terroriste.

Les positions que Veggi prit concernant le prix du baril de brent sont, on le sait désormais grâce à la photosynthèse, à l’origine du premier choc pétrolier. Les pays du golfe voulaient augmenter le prix du pétrole, pour compenser la baisse du prix de l’or que Veggi produisait en grande quantité dès qu’elle ovulait (sur ce plan là aussi, elle était d’une grande maturité). Les Etats-Unis tentèrent de constituer un cartel des consommateurs afin que la production de pétrole augmenta. Veggi s’opposa fermement et les prix continuèrent de flamber jusqu’en 1978. Diplômée en bio-technologies, elle mit au point un carburant bio capable de remplacer les produits pétroliers, à base de viandox et d’épinards biologiques. Fustigeant la culture intensive et la sur-consommation des pesticides, traquant le pouvoir coagulant des parfums de synthèse, elle inventa le premier twix coupe-faim.

« Cinq twix par jour et par personne couvrent les besoins nutritionnels essentiels », écrivait –t-elle dans la revue « Nature » de septembre 1982.

 Soucieuse de l’équilibre alimentaire planétaire, elle implanta des distributeurs de twix dans toutes les boîtes de nuit, spécialement celles où l’on trouvait des copies fluorescentes des œuvres de Dali, dont elle était la muse.

Elle vécu sa première expérience sexuelle dans les bras d’un moniteur de pelle mécanique qui touchait enfin au saint graal. Son pouvoir de séduction était tel qu’un seul battement de cils suffisait à faire tomber les bombes sexuelles les plus en vue de Broadway, de Cerbère et de Leicester (que l’on prononce « Lester »). La liste de ces amants est infinie et la beauté de ses conquêtes inénarrable. Non vraiment.

Rien n’était trop beau, ni trop haut pour Veggi Veggeouille. C’est en 1990 que la deuxième partie de sa vie commença, dans les bras de Dooby, si grand que peu de gens connaissent réellement sa physionomie,  extraordinaire trader, le « loup-blanc » de la city. Elle découvrit alors que sa foufoune était non seulement d’or mais également un extraordinaire réservoir à bébés. Il y en avait pour tous les goûts, des blonds, des bruns, des qui rient, des qui rient pas...bref, une vraie famille quoi.

                              LA VEGGIE PRIDE (Acte II)

Nous avons vu que la première partie de la vie de Veggie Veggeouille était absolument exceptionnelle.

Nous savons aujourd'hui  que la deuxième partie de sa vie le fut tout autant, comme l'attestent les multiples publications relatives à cet être absolument délicieux. Le thème de Veggie Veggeouille est le quatrième sujet mondial le plus publié après celui de Jésus-Christ, Napoléon et Jason Donovan, le célèbre botaniste.

Pourtant, durant cette deuxième partie de vie, Veggie connut quelques faux pas -mais on le sait aujourd'hui, ce sont les faux pas qui mesurent la grandeur des êtres d'exception-. Sa destinée sembla prendre un tour plus sombre, un jour d'hiver. Forcément. Une invitation au Flush lui était parvenue. Pour s'y rendre, elle s'habilla comme une milorde, avec un ensemble confectionné par les plus grands couturiers du monde. On sait le goût sûr et flamboyant de la belle, un mélange de classe "à la française" et d'une originalité, originale. Ces talents, d'après des biographies autorisées, avaient d'ailleurs bouleversées les choix vestimentaires de la Reine Elisabethh II qui, subitement se mit à teindre ses tenues parmes et jaune poussin en un noir profond, suave, dense et de bon goût. Des fresques ornant le palais de Buckingam attestent de ce turning point et l'on voit clairement la Reine en petite robe noire à liseré fleuri dans tous les cocktails partys.

Bref.

Revenons au Flush, petit restaurant néo-gothique sis rue Jean jaurès dans la capitale du monde libre, Toulouse. La direction refusa l'entrée à Veggie car ses pieds étaient bleus, comprimés dans des chaussures smart, sexy mais trop petites.

Les paparazzis s'emparèrent de l'affaire. Il n'y avait plus un jour sans que l'on ne vit une photo de Veggie en posture indélicate. On surprit la pauvrette dans un supermarché entassant dans un caddie des boîtes de maïs OGM au bras d'un jeune adolescent dont elle avait conquis les charmes.

 Le jeune adolescent que l'on retrouva attaché dans la demeure de veggie.

 

 

Sujette à des humeurs pré-menstruelles, largement mises en lumière par Sigmund Freud ( Les cinq étapes de la pizzanalyse,éd. paté, 1200 euros), la vie de Veggie semblait s'écouler misérablement.

De nombreux professionnels du spectacle caritatif ont essayé de venir en aide à Veggie. Une discographie impressionnante en atteste.

Bob Geldof créa une ONG de soutien, avec disques et concerts à l'appui. Jean-Pierre François, l'orphé du XX ème siècle lui dédia sa chanson : Veggie, je te survivrai

Regardez, qu'il est trop gnon !

Mais on le sait, c'est en soi que l'on trouve la rédemption.

C'est dans une pharmacie du Sussex que se déroula le climax de la chute de Veggie. Alors qu'elle venait se fournir en gel intime, la gentillesse de la commerçante signala par ricochet l'approche de la quarantaine, qui, comme son nom l'indique, c'est un peu la quarantaine. Elle lui donna sans malice des échantillons de crèmes antirides et de poudre de bleut pour décongestionner les "poches sous les yeux". Veggie se regarda alors dans le miroir et jura que plus JAMAIS, JAMAIS, elle ne subira de nouveau cet affront. Elle prit une poignée de terre, décoration subtile des pharmacies sussexiennes, et prononça cette phrase définitive autant que mémorable :

<<Demain est un autre jour>>

Elle alerta l'ensemble de ses amis, connaissance, laitiers et même repris contact avec La Tévéri, bandit notoire, pour mettre en place sa contre-attaque.

Cette précurseuse dans tous les domaines -c'est elle qui acheta le premier trolley à courses pour les moins de 30 ans, mit en vente les premiers tampons verts- allait encore frapper un grand coup médiatique.

Elle organisa la première VEGGIE PRIDE, la parade la plus extraordinaire après celle organisée en 1989 par ses soins sous le nom de "Halte à la kikisection".

Des chars aux couleurs flamboyantes représentaient les tableaux de sa vie, il y avait le char des joueurs de triangles, un pot au feu géant, des éphèbes tétanisés d'amour, des musiques et des chants du monde entier , y compris les Modern talking au complet qui hurlait :

                           <<Veggie, you're my heart

                                  you're my soul !>>

Veggie Veggeouille avait encore réussi.

 

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