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  • : Le Blog du Renardo
  • Le Blog du Renardo
  • : des petits bonheurs, des reportages avec Renardo, un code des blogs, des textes décalés et de fines biographies, c'est ce que j'ai choisi de donner en lecture.
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Je vous invite à cheminer sur ce blog,

et parcourir différentes rubriques :

Ainsi Renardo en reportage, Question du jour, les petits bonheurs,

le code des blogs et les

textes décalés.

 

Je vous souhaite une bonne lecture.

 




Texte libre


Expression du jour :
Je l'ai rencontrée aujourd'hui. Savez-vous ce que veut dire "l'enfer" d'une bibliothèque ????

C'est le rayon interdit, là où l'on range les auteurs sulfureux (type Sade, Céline...), les revues cochonnes...
L'enfer quoi !
L'Enfer de le bibliothèque Nationale a été créé en 1836. Aujourd'hui, le porno s'industrialise et se normalise au point que la notion d'obsédé sexuel est en passe de disparaître.


Archives

11 avril 2007 3 11 /04 /avril /2007 18:30


Lorsque je suis arrivée sur OB, j'ai compris que le "BR" était une préoccupation majeure des blogueurs.
"Mon BR stagne, que faire ?", "mon BR chute", "Comment OB calcule son BR ?", certains craignaient même de partir en vacances et voir s'évanouir les fidèles qu'ils avaient patiemment conquis. Cruel monde que celui de la performance...

Pour les non-initiés, le BR est un indice de classement des blogs gradué entre 0 et 100. Plus le BR tend vers 100, plus il se rapproche d'une certaine perfection au regard des critères définis par OB, et qui demeurent relativement secrets.
Il faut savoir que cet indice est une déclinaison du Page-rank, véritable pierre angulaire et fondatrice de Google. Le page-rank est obtenu par le croisement du nombre de liens et du nombre de clics qui convergent vers un site ou vers un document. Plus ces convergences sont nombreuses, meilleur est le positionnement du-dit site sur le référencement de Google.

Toutefois, un ensemble de déterminants évoluent. C'est pour cette raison que l'amélioration du référencement fait l'objet de nombreuses études dans la nétosphère et des métiers de "référenceurs" se développent.

Plus philosophiquement, cette méthode de classement induit que le Vrai, le Beau, le Juste sont largement déterminés par des variables quantitatives.
Le BR se situe globalement dans cette logique en apportant cependant une nuance, il se calcule sur un ratio pages consultées/nombres de visiteurs. Aussi, est largement pris en compte le temps passé à la lecture d'un blog.

L'importance du BR pour le blogueur moyen n'est pas à démontrer, même si beaucoup s'en défendent. Un bon BR, c'est un bon référencement et par conséquent, un potentiel de visibilité et de popularité.
Les blogueurs développent pour ce faire de multiples stratégies pour favoriser les clics en se transformant en blogueur-sandwich.

Je tâcherai dans un prochain article de recenser les diverses stratégies et méthodes de propagande.

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Published by Renardo - dans le code des blogs
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10 avril 2007 2 10 /04 /avril /2007 21:14


Par nature, un enfant est spontané, léger, créatif. L'âge aidant, on apprend à rationaliser, à se juger et à perdre un peu de cet enfant intérieur. L'enfant qui a envie de rire, de créer, de croire aux fées...Pour ma part, et parce que mon métier m'empêche de jouer et d'exprimer ma créativité, j'aime bien jouer avec les mots voire célébrer l'inventivité du langage. Pour varier les habitudes, sortir des sentiers battus, inventer des mots est une véritable gymnastique anti-morosité. Dans ce sens, Almaterra propose un dictionnaire de mots inventés ouvert à l'imaginaire des blogueurs, confrontés au problème de la créativité.
Voici le lien : almaterra.over-blog.com/article-6311287.html

Je ne suis pas peu fière de vous montrer ce lien, il y a un mois de cela, j'étais incapable de réaliser ce genre de prouesse technique. Le blogage permet à beaucoup d'entre nous de développer cette créativité, de connaître l'angoisse de la feuille blanche...

Ce serait bien, avec la nouvelle forme d'over-blog, de créer une communauté "inventivité du langage"..qu'en pensez-vous ?


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10 avril 2007 2 10 /04 /avril /2007 10:39

 

Ce matin, j'étais gentiment installée dans le métropolitain en train de lire "20 minutes". Je ne sais pas ce qui s'est passé cette nuit dans la rédaction de 20 minutes, quelle mouche a piqué le préposé à l'horoscope, toujours est-il que celui-ci m'annonce que je suis, aujourd'hui, "à un tournant de ma vie". Comme ça, sans tambour ni trompette, on vous apprends que cette journée est mémorable. C'est très fort.

Ils n'exagèrent pas un peu chez 20 minutes ? C'est vrai qu'on a tellement l'habitude de lire des choses délirantes, qu'une de plus ...

Pour le moment, rien à signaler. Quand je descend fumer ma clope, j'ai toujours l'impression de me transformer en femme publique, de subir le regard lourd des passants ou bien celui , complices, des autres fumeurs proscrits. La routine.

Tournant, tournant. Cela dit, j'ai un ami qui est pigiste dans un journal et qui est aussi préposé aux horoscopes. Il n'a bien sûr aucune notion d'astrologie (est-ce une science ???) et doit faire preuve d'une inventivité délirante chaque jour que dieu fait...

Nous sommes aujourd'hui, je suppose, quelques milliers, lecteurs égarés des horoscopes de "20 minutes", à attendre ce qui constituera un tournant capital, que dis-je, THE tournant of life.

Amitiés et surtout, courage à tous !!!

 

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Published by Renardo - dans question du jour
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9 avril 2007 1 09 /04 /avril /2007 10:45

Je m'intéresse aux méthodes de développement personnel ; cela dit parfois, j'ai du mal à choisir entre certaines. Je me demande par exemple que choisir entre la technique du "lâcher-prise" et celle du dialogue avec l'inconscient qui consiste à mobiliser ses ressources ? En fait, je les trouve contradictoires.
Le lâcher-prise c'est une technique du détachement, du non-désir. Comme rien n'est attendu, comme on ne s'attache à rien et que tout doit arriver comme cela doit arriver, on n'a pas de tristesse, de manque ou de frustration. L'idée, c'est que toutes nos turpitudes viennent de nos désirs.
A l'inverse, les diverses méthodes de "dialogue avec l'inconscient" partent du principe que nous avons des ressources et que nous pouvons les mobiliser. C'est le principe même de la prière qui consiste à demander quelque chose, de mobiliser son inconscient pour "recevoir". C'est aussi le principe de diverses méthodes de "positivation", comme la méthode Coué.
Aussi, je trouve une certaine contradiction entre ces deux thèmes.
Pire encore, je trouve dans un même temps que ces deux méthodes ont leur intérêt et leur vérité.
Ma prof de yoga me dit qu'il faut laisser faire les choses et ne pas désirer, à trop demander, les choses finissent par s'éloigner.
A l'inverse, le christianisme dit que l'on "ouvre à celui qui frappe". Je suis donc dans l'expectative.

Toutefois, j'ai quand même une préférence. Je n'aime pas l'idée que les choses arrivent parce qu'elles doivent arriver et que l'effort n'a pas de raison d'être. En revanche, l'idée que l'on peut évoluer en conscience me semble plus juste.
Quant à l'efficacité, je n'en sais rien. Quant au vrai absolu, je n'en sais rien non plus.





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7 avril 2007 6 07 /04 /avril /2007 11:02





"Zut ! J'ai réussi mes études" semble une exclamation paradoxale, voire un canular tant on se morfond sur l'échec scolaire et qu'il existe encore l'idée d'un lien entre réussite scolaire et réussite tout court. Malgré tout, la télévision qui est devenue un lieu (concurrent ?) de productions de codes, promeut également l'idée d'une réussite en-dehors de l'école. Pour preuve, de nombreuses émissions comme "La nouvelle star" mettent en scène des jeunes qui disent abandonner les études pour cette aventure, avec l'aval de parents, persuadés qu'ils y trouveront une réussite plus certaine.
Je fais partie d'une génération qui a intégré l'idée qu'il n'y aurait de dignité que dans les études générales. Aussi, j'ai vu  beaucoup de camarades  que l'on a  convaincus qu'ils étaient suffisamment nuls pour aller dans  les filières professionnelles et y apprendre un métier. Beurk !
L'école est devenue un lieu de parfaite schizophrénie qui a encouragé la massification scolaire -avec la poursuite d'un objectif de 80% de réussite au bac, en même temps qu'elle continue de produire des codes culturels (ou les reproduire...) et donc des hiérarchies. Avec l'idée que chacun a droit à une formation, à une dignité (dont la note, la sélection constituent une provocation), les savoirs "d'en haut" tendent à être remplacés par l'égalitarisation de tous les savoirs, ce que d'aucuns appellent "le nivellement par le bas". Cette démocratisation apparente ne fait que cacher les inégalités croissantes.
Zut ! J'ai réussi mes études ! mais comme beaucoup d'autres et si l'on se focalise sur avoir un emploi ou pas, alors, la possession d'un diplôme est un élément favorable. Mais que dire du sous-emploi, définit par l'OIT (Organisation Internationale du travail) comme, entre autre, l'inadéquation de l'emploi avec les compétences et/ou les diplômes ? Au côté de l'échec scolaire, il faudrait parler de l'échec de l'école ...

Je regrette de n'avoir pas en son temps appris un métier qui me permettrait d'identifier les compétences exactes que je possèderais et d'avoir poursuivi mes études dans un espèce de brouillard.



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Published by Renardo - dans question du jour
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5 avril 2007 4 05 /04 /avril /2007 21:47


Les enfants ont besoin de se classer, de savoir qui ils préfèrent entre maman et papa, ou bien qui est le chouchou de la maîtresse...
 Je crois que la distinction sociale est une activité "naturelle" de l'homme; au contraire, aimer son prochain pour lui-même est une étape plus sophistiquée de l'âme humaine. Petite, je cherchais à me situer. Je me demandais notamment si on était riche ou pauvre. Les catégories enfantines sont simples et sans nuances.

Un jour, en revenant du marché, j'ouvris le porte-monnaie de ma mère. C'était là d'où elle sortait toujours l'argent. C'était le lieu où était l'argent, exclusivement.
<<Dis, maman, on est riche ou on est pauvre ? >> Je comptais les pièces. Ma mère me répondit quelque chose d'étrange : <<On est moyen>>.
C'était un peu difficile à comprendre "moyen". Quand on est petit, on a du mal à imaginer ce qui est "moyen", on ne parvient à identifier que les extrêmes ou les trucs très spécialisés. On entendra rarement un enfant dire qu'il veut être "agent administratif" mais plutôt "chef d'orchestre", millionnaire ou infirmière.
Bref, on était donc "moyen". C'était triste. J'aurais préféré être vendeuse d'allumettes ou princesse.

(Dans un registre assez proche, regardez aussi : "Ceux qui ont un interphone et qui partent au ski")
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5 avril 2007 4 05 /04 /avril /2007 17:40


Mon quartier, quand j'étais petite, on le disait populaire. Aujourd'hui, il est devenu sensible.
Je me souviens, la vie y était très simple. Populaire, mais pas homogène ce quartier. Il y avait en fait deux grandes catégories de gens. Il y avait ceux qui possédaient un interphone, c'est-à-dire des résidences privatives où le tout-venant n'était pas le bienvenu. Généralement, c'était là où l'on trouvait ceux qui partaient au ski.
Et les autres. Les autres vivaient dans des lieux ouverts où personne n'avait idée de se promener sans raison précise. Ils ne partaient pas au ski, c'était pas la "culture" ou bien parce que c'était trop cher. La culture "ski", c'est spécial, et tout le monde ne l'a pas.
Il paraît qu'avec le réchauffement climatique, les générations futures ne connaîtront plus les joies de la neige. Je me demande ce que vont devenir les bulletins météo d'hiver, sans ces préoccupations d'enneigement ou de routes surchargées...Enfin, pour les gens d'ici, ça ne va pas changer grand chose..il n'y a toujours pas de culture ski malgré les sorties "luge" organisées par la MJC...


(Dans un registre assez proche, voir aussi :"Dis maman, on est riche ou on est pauvre ?"



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3 avril 2007 2 03 /04 /avril /2007 18:11


Un vent d'automne souffle sur la place, laissant filer, à travers les rues des antiquaires, quelques poches plastiques qui finiront leurs courses dans les branches des arbres ou dans l'estomac de gentils dauphins.
L'horloge de la grand'place sonne. Il est 8 heures trente. Les assurés se pressent devant l'accueil-retraite de la caisse régionale d'assurance maladie.
Journée ordinaire de la protection sociale d'une ville de province.
Je verrai tout à l'heure ce survivant katangais, venu en France pour faire ses études, qui, de sa belle écriture stylisée, annotera tristement son relevé de carrière. Il me dira combien il a raté sa vie, qu'il a travaillé dans des restaurants russes qui ne le déclaraient pas et que c'est pour cette raison qu'il ne votera jamais communiste.
C'est un paramètre inédit pour la science politique et l'expression, pourtant, de ce que la mémoire humaine recelle de tragique ou de merveilleux.
Mémoire qui donne à l'homme sa profondeur et son humanité ou qui l'effiloche comme un vieux tissu.

Ici, dans ce bureau ordinaire, il est question de toutes ces mémoires ressurgies du fond des entrailles, des douleurs, des absences et des vides, à travers le résumé froid et méthodique d'un relevé de carrière.




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Published by Renardo - dans biographies
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3 avril 2007 2 03 /04 /avril /2007 17:08


Dans le code des blogs, j'envisage la blogosphère comme une véritable communauté avec ses arcanes, ses mythes, ses codes et structures.


Voici la liste des articles :
-L'échange de coms
- Folklore du blogs-les trolls
-Google et moi
-Les blogueurs, une tribu réenchantée
-Structure anthropologique du forum des blogs
-Un profil sympa



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Published by Renardo - dans le code des blogs
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2 avril 2007 1 02 /04 /avril /2007 18:29

Hier, deux évènements se sont télescopés dans mon cadre urbain. Le premier, c'était en fin de matinée, une femme a sonné à mon interphone me disant qu'il y aurait une réunion dans l'aprés-midi pour célébrer la mort de Jésus. Il faut dire que j'habite dans un quartier déshérité où de nombreuses personnes se soucient de nos âmes. J'ai décliné l'offre.

Plus tard, en fin d'aprés-midi, je faisais ma promenade dominicale en centre ville, lorsque j'entendis les sirènes de police hurlantes, des motards de partout réglaient la circulation et empêchaient les flots de voitures d'avancer. Un tel déploiement, c'est généralement pour le passage d'un ministre, d'un roi égaré en vallée de garonne ou quelque chose de ce style.
Des cars de policiers affluaient suivis de pas mal de bus.
C'est alors que j'ai compris: c'était la fin du match Toulouse-St etienne (avec une victoire toulousaine, merci Elie Baup !) et les bus, c'étaient ceux des supporters stéphanois, escortés par la police jusqu'aux limites de la ville.

C'est ainsi, on le sait, les stades sont devenus un lieu de défouloir pour des testostérones (désolé messieurs, mais là, il n'y a pas de parité...) en mal d'appartenance.
Au début du XX ème siècle , le sociologue Durkheim s'inquiétait des foules anomiques urbaines, sans lien social, il n'imaginait pas, le pauvre, le pouvoir d'attraction du foot...




Aimez-vous les uns les autres...
Je me demande, Jésus aurait-il été supporter ?

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