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  • : Le Blog du Renardo
  • Le Blog du Renardo
  • : des petits bonheurs, des reportages avec Renardo, un code des blogs, des textes décalés et de fines biographies, c'est ce que j'ai choisi de donner en lecture.
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Je vous invite à cheminer sur ce blog,

et parcourir différentes rubriques :

Ainsi Renardo en reportage, Question du jour, les petits bonheurs,

le code des blogs et les

textes décalés.

 

Je vous souhaite une bonne lecture.

 




Texte libre


Expression du jour :
Je l'ai rencontrée aujourd'hui. Savez-vous ce que veut dire "l'enfer" d'une bibliothèque ????

C'est le rayon interdit, là où l'on range les auteurs sulfureux (type Sade, Céline...), les revues cochonnes...
L'enfer quoi !
L'Enfer de le bibliothèque Nationale a été créé en 1836. Aujourd'hui, le porno s'industrialise et se normalise au point que la notion d'obsédé sexuel est en passe de disparaître.


Archives

7 juillet 2007 6 07 /07 /juillet /2007 16:19

Les US, certes, c est different de la France, c est une autre echelle. Il y a un petit choc culturel, mais pas immense, on reste sur le meme type de societe. Je retrouve ici les choses de France en plus grand et plus moderne.

 Je pensais qu ici, j allais souffrir de l absence de nos bons fromages, ou de nos patisseries..non, en fait ce qui me manque le plus, c est un bon cafe, bien noir. Ici, je n ai trouve que du jus de chaussette palot dans d immenses gobelets comme pour compenser le gout par la taille. C est rate. Je me reveille le matin avec des souvenirs de petit noir dans mon palais. Je l imagine couler dans ma gorge, j en salive...
Apres demain, mon premier geste de retour au pays:un bon cafe !!!
J oubliais, ce qui manque aussi, ce sont les accents sur les claviers ...
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Published by Popysabelle - dans Renardo en reportage
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6 juillet 2007 5 06 /07 /juillet /2007 00:36

Apres de nombreuses semaines de vacances de blog, me revoici devant un clavier; clavier anglophone...il faudra donc ignorer les absences d accents et autres, car ici, pas d accent. Un jour, peut etre, le francais ecrit s appauvrira de toutes ces finesses scripturales. C est un peu la grande tendance d ailleurs. Enfin, bref, il reste les majuscules.

Je suis donc aux States depuis pratiquement un mois, et je me suis mariee avec mon fiance depuis le 12 juin, dans le Connecticut de maniere assez impromptue et singuliere. Ici, on peut se marier dans la journee avec un minimum de documents. On ne nous a demande que notre passeport!! La ceremonie ? dans un jardin fleuri avec un *juge* de paix designe sur le champ par l employe municipal. Ce qui veut dire que l on peut choisir l endroit ou l on veut se dire oui : un champ, sur un arbre, dans une voiture...et pas seulement a Las Vegas ...

C est tellement incroyable pour un esprit francais, cartesien, et administratif, procedurier...Quand je pense a tous les meandres administratifs que nous avons evite ainsi !!!

Apres notre escapade dans le Connecticut ( = connection !), on est parti dans un road trip vers la Californie, apres avoir traverse l4ohio, la Pensylvanie, l oklaoma, le Texas, le New mexico, l Arizona...

Combien de fois ai je cru voir John Wayne deboulait a travers les plaines arides du Colorado, et imaginait des hordes de Sioux galopaient sur les cretes du Grand Canyon...J ai ressenti l espoir des conquetes de l ouest et l immense joie de trouver une terre.

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Published by Popysabelle - dans biographies
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3 juin 2007 7 03 /06 /juin /2007 15:05

Je suis donc en plein préparatif pour mon voyage aux Etats-Unis d'Amérique. Sur de nombreux sujets, j'ai dû cesser mes tendances à la procrastination. Faire ma déclaration d'impots, le dentiste, mon permis de conduire international, le contrôle technique et mon nouveau passeport électronique...et là, problème.
J'explique. Depuis l'an passé, les US ont renforcé leur contrôle aux frontières, il faut donc être muni d'un visa ou posséder un passeport électronique avec photo biométrique.
La séance photo fut un véritable calvaire. Il faut avoir un regard neutre, pas facile quand on a un regard naturellement coquin, pas de maquillage (de toute façon, la lumière du flash est tellement aveuglante qu'on finit par avoir la tête d'un teufeur d'Ibiza...), pas de boucles d'oreilles, la tête droite et surtout NE PAS SOURIRE !!! Il faut également pencher le menton vers l'avant, ce qui a l'immense avantage de souligner les défauts : cernes, ombres disgracieuses..
Inutile de tenter un mouvement romantique des cheveux, tenter une pose glamour , c'est INUTILE  !!!

Après 10 minutes de réglage, le photographe en avait plein les bottes :
<<Une dernière fois, arrêtez de sourire !>>
Je ne souriais pas, c'était les nerfs !
Bref.
Au sortir de tout ça, j'ai vraiment l'air d'un évadé d'Alcatraz...
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Published by Popysabelle - dans Renardo en reportage
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28 mai 2007 1 28 /05 /mai /2007 17:22

La procrastination, c'est cette manie de remettre toujours au lendemain ce que l'on a à faire. A l'extrême, on peut se mettre dans des situations périlleuses. On repousse, on fuit, les papiers, les rendez-vous... Depuis deux ans, je devais aller chez mon dentiste. Une carie menaçait. Mais j'avais toujours les bonnes excuses pour ne pas prendre rendez-vous. Après un bon mois de réflexion, j'ai finalment mis de côté ce qui faisait obstacles : fatigue, prétendu faute de temps...et j'ai pris rendez-vous.
Pourtant, une fois dans la salle d'attente, j'étais encore menacée de l'intérieur. Il y avait du retard et combien de fois, j'ai voulu me glisser à l'extérieur...J'ai tenu jusqu'à ce que le dentiste m'appelle. J'ai dû subir encore le regard lourd du praticien penché sur ma bouche. Je me suis confondue en excuses bidons. Après quelques coups de fraise et autres bonheurs, j'étais libre à plus d'un titre : j'avais vaincu un temps ma procrastination dentaire, jurant que l'on ne m'y reprendrait plus.
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Published by Popysabelle - dans question du jour
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26 mai 2007 6 26 /05 /mai /2007 20:31
Bonjour.
Cela fait bientôt trois semaines que je n'ai pas touché à mon blog. C'est étrange comme sensation. J'avais des chats à fouetter. En fait, je prépare un voyage aux US de quelques semaines, alors j'étais branchée différemment. Trève de méa culpa. ..
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2 mai 2007 3 02 /05 /mai /2007 14:33

Voilà, j'ai un petit problème et c'est le genre de chose dont il est difficile de parler. Je suis dotée d'une hypersensibilité. Nombre de fois, je rêve ou ressens ce qui va se passer. Vous allez me dire que c'est génial, mais en fait , pas tant que ça. Car je n'arrive pas à gérer toutes les informations. Imaginez, quelqu'un qui me dit quelque chose et j'entends autre chose, soit la vérité soit ce qu'il va se passer. C'est très perturbant. Dernièrement, mon fiancé a voulu me faire une surprise; pour y parvenir , il a dû me mentir. Du coup dans ma tête, je n'avais que l'idée de ce mensonge et je ne dormais plus. Jusqu'à ce que la vérité vienne, et là je fus soulagée. Soulagée certes, mais après 15 jours d'insomnies, d'ultimatum, de menaces... J'ai du mal à lui faire comprendre ce petit don... mais plus encore, j'ai du mal à le gérer. Si ce que l'on me dit est différent de ce que je ressens, alors, je crie au mensonge.
Que faire ?
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Published by Popysabelle - dans Les petits bonheurs
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29 avril 2007 7 29 /04 /avril /2007 19:01

Depuis longtemps déjà, les Béru tenaient leur boucherie-charcuterie rue de Rome à Marseille. Marcel Béru était l'archétype du boucher: jovial, gras, animant son commerce de son accent typiquement méridional. Il avait épousé la longue Marcelle, étroite comme une carte postale. Marcel avait l'habitude de dire qu'il avait épousé un couteau. Ce qui faisait beaucoup rire les clients qui venaient un peu pour la viande et beaucoup pour les disputes de Marcel et Marcelle.

Au début de leur mariage, tout allait bien, puis les choses se sont compliquées. Marcel aimait toujours trancher, couper, fendre, hacher, désosser tant les viandes rouges que les viandes blanches. Plus les viandes rouges peut-être.
Par dessus-tout, il aimait faire les saucisses. Il hachait les morceaux bas du cochon, avec un peu de gras. Il mélangeait le tout dans un pressoir et faisait glisser le mélange dans une tripe de boeuf. Il aimait sentir entre ses mains cette saucisse glissante, presque vivante qui s'enroulait ensuite dans une cuvette en alu. Il ne tarissait jamais d'explications sur ses pratiques charcutières, réputées dans toute la Canebière et au-delà, jusqu'au Quai des Belges.
Marcelle, elle, s'était peu à peu lassée de la viande, du sang, des boudins, des cervelats et au final, des paluches de Marcel.

Elle était entrée en résistance. Cela avait commencé le jour où un primeur bio s'était installé prés de la boucherie-charcuterie. Erwan-le "lapin parigot" comme l'appelait Marcel- vivait la biologie comme un sacerdoce. Il portait des chaussures en bois et ne se déplaçait qu'en vélo.
Avec Erwan, Marcelle comprit que manger, ce n'était pas un "plaisir" mais une thérapie. En entrant en végétarisme, elle devint sinistre. Au moment de la crise de la "vache folle", le couple faillit se séparer. Marcelle traitait son mari d'assassin. Marcel traitait sa femme de saucisse sèche.
Parce que Marcel avait besoin de sa Marcelle, il accepta de disposer sur son étalage des pâtés de soja et du tofu frais.

C'est ainsi que Marcel et Marcelle purent continuer à se supporter.
Si vous passez rue de Rome à Marseille, allez donc voir la Boucherie Béru, Marcel vous accueillera avec une histoire de tripaille et Marcelle vous donnera un joli bouquet de persil bio.
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Published by Popysabelle - dans biographies
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29 avril 2007 7 29 /04 /avril /2007 01:40

Le blog a ceci de particulier par rapport au format "site internet", c'est sa périodicité, la nécessité d'un perpétuel renouvellement. Beaucoup de blogs choisissent une thématique, un format d'intervention de type épisode récurrent. Les lecteurs fidélisés s'attendent à retrouver des personnages, des rubriques...

Le format typique du blog est naturellement le journal intime. En observant les journaux intimes, j'ai noté qu'il s'agissait d'une formule essentiellement féminine.
Une chose m'étonne par rapport à cette production c'est le décloisonnement privé/public qu'elle manifeste. Un journal intime, par définition, est intime. Voire caché. On écrit des choses et particulièrement des choses que l'on a du mal à vivre, à dire... En passant par le biais du net, on affiche désormais nos mélancolies à travers la toile en essayant de trouver un lectorat. Un témoin.
Bizarement, le journal intime "papier" est quelque chose de caché, dont on craint en général qu'il tombe entre les mains de lecteurs. Je me souviens, il y a quelques années, je suis allée passer quelques jours chez un ami, et j'ai oublié chez lui mon journal. En y réfléchissant, je n'avais vraiment aucune envie plus ou moins consciente d'oublier ça chez lui. Il me l'a gentiment renvoyé par la poste et je n'ai jamais, jamais repris contact avec lui... J'ai vécu cela comme une honte totale, J'avais noté dessus toutes mes erreurs, échecs, noyades, diverses hontes...Je me suis sentie toute nue et indigne par rapport à l'image que je voulais donner de moi. Je me sentais minable. Je crois que pour beaucoup, cette mésaventure est un véritable cauchemar.

Etre lu, dans le cas d'un journal intime papier, est un accident, une épreuve, une crainte. Je suis alors particulièrement surprise et intriguée parce que le blog intime lui, à vocation à se diffuser, à se mettre délibérement à nu. Au contraire, c'est dans la diffusion et la lecture que le blog intime prend toute sa dimension. La publicisation de son espace privé devient un véritable enjeu.
Malgré tout, j'ai par ailleurs noté que certains blogueurs prennent des risques, qu'ils ne souhaitent pas que certains les découvrent, découvrent leur véritable identité. Il y a donc une sphère de lectorat que l'on s'autorise et d'autre que l'on redoute ou rejette. Je n'ai par exemple aucune envie de retrouver mon beau-frère comme lecteur !! Je me demande si d'autres, comme moi, ont choisi de divulguer ou pas, dans sa sphère de connaissances, la tenue d'un blog. Ce qui me laisse penser que la publicisation de sa vie privée est cependant limitée tout en dessinant des nouvelles frontières de l'intime.

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25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 17:51

Dans un précédent article, "L'avatar et le soi", je m'interrogeais sur la relation qu'il pouvait y avoir entre une personnalité "réelle" et un avatar virtuel. J'en avais pratiquement conclu que l'avatar était un choix de personnalité, un choix "d'être", à la limite plus vrai que les diverses apparences que nous vivons dans la réalité parce que justement il était choisi.

Pourquoi existe-t-il un tel déphasage entre ce que l'on donne à connaître et ce que l'on est vraiment ?
Pourquoi un tel glissement entre ce que les autres perçoivent et ce que l'on aimerait être ?

Il est bien possible que cette personnalité que l'on donne n'est qu'apparence ou le résultat de pas mal de contrariétés. Ou le résultat de diverses éducations. Parce que l'on a appris à ne pas exprimer adéquatement nos émotions. Ainsi, on va dire à quelqu'un : <<J'espère que tu ne trouves pas trop stupide mon texte ?>> alors qu'en fait on ne réclame là qu'une caresse. Mais si l'on a reçu trop de jugements négatifs, c'est difficile d'être aussi clair et positif dans ses formulations. On a appris à se cacher et finalement nos multiples protections ou avatars finissent par avoir raison de notre nature, de nos désirs d'être.
Aussi, un blog, un avatar virtuel offrent une véritable seconde vie. Une chance. Quelles que soient notre couleur, notre poids, notre âge, notre sexe et que sais-je encore qui peut nous paraître discriminant, on a la chance de pouvoir choisir notre apparence.

Les divers coms que j'ai reçus après l'article sur l'avatar m'ont véritablement intéressé. C'était l'occasion d'avoir un échange de qualité avec certains lecteurs et d'approfondir le thème. Enfin, je crois. Et je ne vous donnerai pas de la fausse modestie qui contrarierait ce que j'ai besoin d'exprimer !!
Le blog nous permet de créer, d'inventer, de retrouver le fil. Notre propre fil d'inventivité, une part de notre liberté. Pour d'autres, c'est aussi se permettre d'exister par-delà ce qu'ils pensaient d'eux-mêmes ou que la vie leur avait injustement appris. Retrouver voire découvrir un pan de personnalité oublié, perdu, nié.
Bloguer, c'est choisir de quelle vie on veut être le héros.

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23 avril 2007 1 23 /04 /avril /2007 17:16

La journée du premier tour de l'élection présidentielle de 2007 suscite chez moi un certain nombre de remarques.

Lorsqu'un bulletin est dépouillé, il en vaut un autre, quelles que soient les qualités ou défauts de l'électeurs. Pour ma part, à l'issue de l'expérience des élections américaines qui ont dû calculer et recalculer les voix de Floride, une voix est une voix. Ce premier tour a cependant transformé les électeurs en "politologues" en herbe. Certains votaient pour l'un, pour éliminer un autre au second tour. C'est vraiment particulier, utiliser sa voix dans un contexte de stratégies globales.

Par ailleurs, pour d'aucuns, l'exceptionnelle participation de la journée de dimanche 22 avril est un bon signe pour la démocratie. Après tout, je me demande si c'est bien le cas. Est-ce que cette ruée n'est pas le signe d'une grande peur généralisée ?

Pour beaucoup, c'était la première fois qu'ils votaient alors qu'ils avaient la possibilité de le faire auparavant. Pour ma part, j'ai toujours voté et j'ai toujours essuyé les remarques cyniques de mes camarades qui me trouvaient "naïve" voire "archaïque". Aussi, hier, je n'avais pas particulièrement d'affect. Question d'habitude.

Mais que dire de ceux qui se sentaient responsables, coupables des dernières élections ? Que dire encore de ces électeurs qui ont pris l'habitude de voter pour "sortir" quelqu'un ? Ne sommes-nous pas dans l'immédiat et l'affect ?

Est-ce bien raisonnable ? Est-ce que la "pulsion" est un bon signe pour la démocratie ?

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