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  • : Le Blog du Renardo
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  • : des petits bonheurs, des reportages avec Renardo, un code des blogs, des textes décalés et de fines biographies, c'est ce que j'ai choisi de donner en lecture.
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Texte libre


Expression du jour :
Je l'ai rencontrée aujourd'hui. Savez-vous ce que veut dire "l'enfer" d'une bibliothèque ????

C'est le rayon interdit, là où l'on range les auteurs sulfureux (type Sade, Céline...), les revues cochonnes...
L'enfer quoi !
L'Enfer de le bibliothèque Nationale a été créé en 1836. Aujourd'hui, le porno s'industrialise et se normalise au point que la notion d'obsédé sexuel est en passe de disparaître.


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29 avril 2007 7 29 /04 /avril /2007 19:01

Depuis longtemps déjà, les Béru tenaient leur boucherie-charcuterie rue de Rome à Marseille. Marcel Béru était l'archétype du boucher: jovial, gras, animant son commerce de son accent typiquement méridional. Il avait épousé la longue Marcelle, étroite comme une carte postale. Marcel avait l'habitude de dire qu'il avait épousé un couteau. Ce qui faisait beaucoup rire les clients qui venaient un peu pour la viande et beaucoup pour les disputes de Marcel et Marcelle.

Au début de leur mariage, tout allait bien, puis les choses se sont compliquées. Marcel aimait toujours trancher, couper, fendre, hacher, désosser tant les viandes rouges que les viandes blanches. Plus les viandes rouges peut-être.
Par dessus-tout, il aimait faire les saucisses. Il hachait les morceaux bas du cochon, avec un peu de gras. Il mélangeait le tout dans un pressoir et faisait glisser le mélange dans une tripe de boeuf. Il aimait sentir entre ses mains cette saucisse glissante, presque vivante qui s'enroulait ensuite dans une cuvette en alu. Il ne tarissait jamais d'explications sur ses pratiques charcutières, réputées dans toute la Canebière et au-delà, jusqu'au Quai des Belges.
Marcelle, elle, s'était peu à peu lassée de la viande, du sang, des boudins, des cervelats et au final, des paluches de Marcel.

Elle était entrée en résistance. Cela avait commencé le jour où un primeur bio s'était installé prés de la boucherie-charcuterie. Erwan-le "lapin parigot" comme l'appelait Marcel- vivait la biologie comme un sacerdoce. Il portait des chaussures en bois et ne se déplaçait qu'en vélo.
Avec Erwan, Marcelle comprit que manger, ce n'était pas un "plaisir" mais une thérapie. En entrant en végétarisme, elle devint sinistre. Au moment de la crise de la "vache folle", le couple faillit se séparer. Marcelle traitait son mari d'assassin. Marcel traitait sa femme de saucisse sèche.
Parce que Marcel avait besoin de sa Marcelle, il accepta de disposer sur son étalage des pâtés de soja et du tofu frais.

C'est ainsi que Marcel et Marcelle purent continuer à se supporter.
Si vous passez rue de Rome à Marseille, allez donc voir la Boucherie Béru, Marcel vous accueillera avec une histoire de tripaille et Marcelle vous donnera un joli bouquet de persil bio.

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Published by Popysabelle - dans biographies
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commentaires

koijenpense 17/06/2007 22:06

Proms, si je passe à Marseille...
cAT

zazou 01/05/2007 21:04

On peut toujours trouver des terrains d'entente.

Popysabelle 01/05/2007 21:38

Même quand ça paraît perdu d'avance...

michka :0010: 01/05/2007 20:52

Popysabelle 01/05/2007 21:32

Quel retour en fanfare de Michka...merci beaucoup !

Lauryle 01/05/2007 13:39

mdr