Renardo fait son blog
Je vous invite à cheminer sur ce blog,
et parcourir différentes rubriques :
Ainsi Renardo en reportage, Question du jour, les petits bonheurs,
le code des blogs et les
textes décalés.
Je vous souhaite une bonne lecture.
C'est dans l'air, la délivrance des médicaments par les pharmacies uniquement a reçu récemment par des déclarations gouvernementales et par le rapport Attali
(300 propositions pour la France) quelques coups de canif. L'idée c'est que les consommateurs puissent diversifier leur lieux d'achats de médicaments et , in fine, introduire une vraie
concurrence entre les détaillants. L'idée paraît rationnelle, sauf qu'elle s'attaque à une réglementation relativement sclérosée de l'implantation des officines et la pratique du numerus
clausus.
Il est naturel qu'une telle mise en concurrence fasse peur aux pharmaciens implantés sur la place, qui perdent leurs monoples et une part de leurs revenus. Quelle profession réagirait autrement ?
A l'étranger, notamment dans les pays anglo-saxons, comme les USA, l'Angleterre ou bien encore l'Irlande ont libéralisé le marché du médicament, alors même
qu'ils ont des systèmes de santé extrêmement différents. Rappelons que le système britannique est un système étatique où les docteurs sont des sortes de fonctionnaires de l'Etat.
Toutefois, la forme du marché du médicament n'est pas la seule différence avec le système français. Des différences culturelles et industrielles sont à mettre en perspective. Culturellement, tout
d'abord, le français est sur-médicamenté. Le révéler et orienter différemment la consommation fut un des objectifs de la publicité commandée par la Caisse nationale d'assurance maladie :
<<Les antibiotiques, c'est pas automatique>>. Cette publicité révélait qu'au fond, pour satisfaire l'insatiabilité des dévoreurs de médicaments, les prescripteurs avaient
tendance à pousser à la sur-consommation de leurs clients. Parallèlement, si vous souffrez d'une gastro-entérite en France, vous ressortez avec une liste impressionnante de médicaments. La même
maladie, aussi handicapante, est soignée au Royaume-Uni à l'aide de méthodes simples d'hygiène et de comportements alimentaires.
Par ailleurs, le packaging du médicament anglais est extrêmement sommaire et de nombreuses préparations sont "magistrales", c'est-à-dire, préparées en pharmacie.
Malgré tous nos médicaments, la France a un des taux de mortalité prématurée (avant 65 ans) les plus fort en Europe. Ainsi qu'une mortalité importante autant qu'inexpliquée des décés en
couche.
Aussi, il est clair que le coût de la médicamentation en France n'est pas forcément à la hauteur des résultats en matière de santé publique.
<< Qu'aurait été ma vie si j'avais...>> fait différemment, qu'aurait été la France si Raymond Barre avait été président, qu'aurait été le monde si
Marx n'avait jamais écrit "Le capital"... ? Les occasions perdues se sont toutes ces choses, de l'amour au métier, aux destins des sociétés qui auraient pu avoir une toute autre
saveur si on avait fait des choix différents.
En déterminant ainsi des occasions perdues, on recrée ainsi une sorte d'histoire mythologique qui conduit au regret, aux sensations d'inachèvements, voire à l'amertume.
Denis se souvient : << J'étais parti aux Usa pour un stage de communication, lors des JO. Là-bas, on m'a proposé un contrat dans un grand média radiophonique. J'ai refusé parce que je
voulais terminé mes études et aussi rester avec ma petite amie.>>
<<Mais le plat ne passe jamais deux fois. Actuellement, je suis guichetier à la poste>> poursuit-il tristement. Pour Denis, évidemment, s'il avait accepté ce poste ou ne
serait-ce que rester en contact avec cete radio, la face de sa vie aurait été toute autre. Un peu comme s'il avait brouillé sa chance et sa carrière à ce moment-là.
Pour beaucoup, ces décisons ou ces absences de décisions ont été capitales dans leur vie. Souvent, elles sont vécues comme irrémédiables.
A l'excés, une occasion dite perdue incline à expliquer les échecs voire à les justifier. Ce qui probablement est la source de l'insatisfaction, c'est de vivre ces temps passés comme
irrémédiables et de ne trouver aucun intérêt à sa vie réelle et présente. Si l'on ne peut trouver du bonheur dans son propre jardin, alors pourquoi ne pas utiliser ces "occasions" comme des
marqueurs de ce qui nous plaît vraiment ?
A regretter de ne pas avoir été plus assidu en cours d'anglais signifie peut-être qu'une ouverture aux langues est ce qui nous tente le plus. En reprenant le cours de ces occasions "perdues", on
peut devenir plus motivé et conscient de nos désirs.



